La sophistication, ennemie de l’efficacité managériale

En matière de management, il existe de nombreuses écoles et philosophies. Mais l’une d’entre elles s’avère particulièrement contre-productive : la sophistication. Que faut-il entendre par là ?

Pour une certaine catégorie de dirigeants, plus la gestion de l’entreprise et des équipes est complexe, plus elle serait efficace. Or, c’est précisément l’inverse qui se produit.

Sous couvert de conformité aux directives et aux réglementations, certains cadres supérieurs multiplient les niveaux de décision, les processus et les cercles de responsabilité. Cette complexité excessive génère au contraire du flou, des doutes et une insatisfaction généralisée.

La plupart des entreprises gagneraient à faire exactement l’inverse : simplifier et optimiser leurs processus et leurs flux. C’est un gain de temps, d’énergie et d’argent. Mais soyons lucides : pour certains dirigeants, simplifier revient à perdre du pouvoir — sur les équipes, les structures ou même les produits.

Il ne faut pas confondre la sophistication d’un produit avec celle de l’organisation qui le conçoit, le fabrique ou le vend. Et pourtant, on observe souvent :

• Des processus inutilement complexes ;

• Des circuits décisionnels trop élaborés ;

• Une dilution des responsabilités entre plusieurs entités ;

• Un micro-management omniprésent.

Prenons un exemple : ce serait comme si une manufacture horlogère calquait sa structure interne sur la réalisation d’une montre à sept complications. Cela n’aurait aucun sens. Au contraire, il faut chercher à :

• Simplifier les flux et les processus,

• Réduire le nombre d’intermédiaires,

• Déléguer les responsabilités dans un cadre clair et adapté,

• Se concentrer sur l’essentiel,

• Viser l’excellence à travers la simplicité.

Les lieux d’excellence partagent une même caractéristique : ils sont calmes, fluides et simples, même si leurs activités sont complexes. Cette simplicité apparente est le fruit d’une grande maîtrise collective : chacun sait exactement ce qu’il doit accomplir. Dans bien des cas, les dirigeants de ces organisations font preuve d’un leadership authentique.

On peut être nommé manager, mais seuls nos attitudes, nos comportements et nos actes font de nous de véritables leaders.

La sophistication organisationnelle nuit à l’efficacité. L’expérience le montre : cette bataille est loin d’être gagnée. Beaucoup trop de dirigeants veulent tout contrôler, tout savoir, tout décider. Or, connaître les détails du fonctionnement de son entreprise ne signifie pas devoir valider chaque réglage d’un technicien de maintenance.

Le vrai manager sait prendre de la hauteur, et inspirer la confiance par des mots simples et des actes clairs. C’est ainsi qu’il motive et entraîne ses équipes.

Allez, courage, bonne lecture, et à bientôt.

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