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Les mondes du Facility Management et des Espaces de travail sont, par définition, très mobiles et évolutifs.

Vous trouverez sur ces pages des articles techniques, des nouveautés, des bilans de participations à des congrès et conférences auxquels Spaceonmove a participé ainsi que des prises de position ou “billets d’humeur” qui devraient pouvoir vous donner un éclairage particulier dans ces deux domaines. Bonne lecture.

La planification de la relève : un pilier trop souvent négligé

La plupart des programmes de direction d’entreprise incluent un module dédié à la planification des suppléances, des remplacements… et surtout, de la relève.

Pourtant, nombre de dirigeants — y compris dans des entreprises de taille moyenne à grande — semblent avoir mis de côté ce principe pourtant fondamental. Certes, il n’a rien de spectaculaire. Mais il est devenu, dans un contexte opérationnel de plus en plus complexe, une étape indispensable.

Planifier et préparer ses suppléants, former en continu, anticiper les transitions : ce n’est pas un exercice de gestion « en plus ». C’est du bon sens managérial.

Certains dirigeants affirment que cela va de soi — qu’ils le font « intuitivement », au quotidien. C’est un bon point de départ. Mais trop souvent, cette intention ne se traduit pas par une communication claire, transparente et structurée. Et c’est précisément là que le système dysfonctionne.

Beaucoup hésitent à formaliser ces plans, par crainte que certains candidats « montent en grade » trop vite… ou que d’autres quittent l’entreprise, déçus de ne pas figurer dans la liste des potentiels successeurs. Ce raisonnement est erroné.

La première qualité d’un manager, c’est d’inspirer la confiance — et la confiance repose sur la transparence. Si l’on ne peut pas consigner sur papier les noms des potentiels remplaçants ou des talents de la relève, c’est que la gouvernance de l’organisation a un problème.

Durant de nombreuses années, j’ai eu le privilège de participer à ces discussions de planification. Elles m’ont laissé des souvenirs précieux — non seulement parce qu’elles nous obligeaient à réfléchir au développement de nos équipes, mais aussi parce qu’elles ouvraient la voie à des débats stratégiques essentiels :

• Les objectifs à atteindre — et les moyens pour y parvenir ;

• La composition des équipes — et l’évolution des compétences de chacun ;

• Les besoins en formation — et les leviers de montée en compétences ;

• Le positionnement de chacun — dans l’organisation, et dans ses évolutions futures.

Ces échanges, bien que délicats, étaient souvent constructifs et révélateurs. Ils permettaient de mieux comprendre les attentes des uns et des autres — et de les aligner sur les besoins de l’entreprise. Préparés avec rigueur, ils ont permis de clarifier des situations, de planifier des formations, des mobilités, des transitions… voire des départs — dans un cadre serein et respectueux.

Depuis 2019, en observant certaines entreprises — prospects ou clients — je suis frappé par le manque d’anticipation, voire le secret entourant la planification de la relève.

Les non-dits, les attentes non formulées, les rumeurs sur les promotions : autant de facteurs qui minent l’efficacité opérationnelle. Parfois, ils conduisent même à une démission passive — des collaborateurs qui se désengagent, faute de perspective ou de reconnaissance.

L’argument selon lequel « les plans changent tout le temps » ne tient pas. Disposer d’un cadre de planification, même évolutif, est un atout. Peu importe qu’il soit révisé régulièrement — son existence seule est un gage de sérieux.

Pour les équipes, savoir que les décisions de relève ne sont pas le fruit du hasard, ni des affinités personnelles, mais d’un processus structuré, c’est un facteur de stabilité et de confiance.

Oui, ces exercices consomment du temps et des ressources. Mais ils constituent une forme d’assurance stratégique. On ne souscrit pas une assurance incendie en espérant que la maison brûle. On le fait pour être prêt si le pire arrive.

De même, planifier la relève, ce n’est pas anticiper une crise — c’est préparer la continuité. Et c’est ce qui permet à une entreprise de rester résiliente, performante et humaine.

À votre bon droit 😊 Bonne lecture — et à très bientôt.

Billets récents

  • Croissance, croissance…

    La croissance fait partie intégrante de l’ADN humain et constitue l’un des fondements de notre système économique. Lorsqu’elle est mesurée, structurée et durable, elle contribue à la stabilité des marchés et au développement harmonieux des économies. Progresser, innover et explorer de nouveaux horizons est non seulement légitime, mais nécessaire.

    Cependant, depuis plusieurs décennies, la croissance s’est souvent transformée en une course exponentielle, portée par des modèles économiques de moins en moins alignés avec les enjeux de durabilité, de gouvernance et les attentes des citoyens. La recherche du volume à tout prix, les rendements à court terme et les tensions géopolitiques fragilisent un équilibre économique déjà précaire. Pourtant, d’autres voies existent. De nombreuses PME démontrent qu’une croissance maîtrisée, axée sur la qualité, la stabilité de l’emploi et la satisfaction des clients, constitue un levier essentiel pour des économies locales et régionales solides. Ces modèles, moins spectaculaires mais plus résilients, méritent d’être davantage valorisés.

    Repenser collectivement notre rapport à la croissance n’est pas un frein au progrès, mais une condition de sa pérennité.

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    Dans un monde professionnel où l’on valorise l’hyperactivité et l’omniprésence, beaucoup finissent par « trop embrasser et mal étreindre ». Être partout, tout le temps, ne garantit ni la qualité ni l’efficacité.

    Le management exige au contraire de prioriser, de prendre du recul et de trouver le juste équilibre entre vision globale et compréhension opérationnelle. Ni micro-management, ni pilotage « hélicoptère » : chaque dossier et chaque collaborateur nécessite un niveau d’implication différent.

    J’ai constaté au fil de ma carrière que l’efficacité managériale repose sur une réalité simple : on pilote mieux ce que l’on a un jour pratiqué. Les organisations gagnent à accompagner leurs managers — parachutés ou non — afin qu’ils développent un leadership authentique, surtout dans les moments de tension, où la véritable nature ressort.

    Le véritable défi du management aujourd’hui ? Se concentrer sur l’essentiel pour mieux soutenir les équipes et conduire l’action.

  • Rétention versus Acquisition…

    On entend souvent que fidéliser coûte moins cher qu’acquérir. C’est presque devenu un mantra… que beaucoup d’entreprises oublient d’appliquer au quotidien. Comme clients ou comme collaborateurs, nous avons tous ressenti ce décalage : l’attention se déplace soudain vers les nouveaux arrivés, les offres les plus généreuses leur sont réservées, et ceux qui sont présents depuis longtemps passent un peu au second plan. Ce déséquilibre finit toujours par se voir, puis par se payer.

    Dans certains secteurs, cette logique fonctionne encore : la masse de nouveaux entrants compense facilement les pertes. Mais pour la majorité des organisations, celles qui vivent avec des marges réelles et des équipes limitées, la stabilité repose sur autre chose : la reconnaissance, la fiabilité, la manière dont on traite les gens… y compris au moment où ils s’en vont. Car rien n’est plus parlant que la façon dont une entreprise accompagne ses “sortants”.

    Fidéliser n’est pas un geste symbolique ni une routine RH : c’est un investissement stratégique, un marqueur de culture et souvent un avantage compétitif décisif. Et à l’heure où l’IA pousse les entreprises à repenser beaucoup de choses, ce sont peut-être justement ces pratiques humaines — simples, cohérentes, constantes — qui feront toute la différence.

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    Le secteur bancaire évolue depuis toujours, mais l’IA et les nouvelles attentes des clients annoncent une transformation bien plus radicale. Les services et produits étant largement similaires d’une banque à l’autre, la vraie différenciation se joue désormais dans la qualité du conseil et de la relation… un défi d’autant plus complexe que les clients sont plus volatils, plus exigeants et mieux informés. Dans la banque privée et l’Ultra High Net Worth, fidéliser une clientèle qui a déjà tout devient presque impossible. Les événements exclusifs, les attentions personnalisées et les expériences « premium » montrent leurs limites. Reste alors la relation humaine, précieuse mais coûteuse, et parfois source de dérives internes. Cette course à la différenciation est-elle durable ? Probablement pas. La pression réglementaire, les coûts croissants et la volatilité des clients laissent présager une consolidation du secteur, où seuls les acteurs les plus robustes survivront. Comme le disait Bill Gates : « Banking is essential, banks are not ». Un rappel puissant de l’urgence à réinventer le modèle bancaire.

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    L’ambition est une force lorsqu’elle nous pousse à nous dépasser. Mais elle devient stérile quand elle s’accompagne d’un déni de reconnaissance envers celles et ceux qui nous ont soutenus.

    Le monde de l’entreprise est un formidable terrain de jeu, mais il repose sur des règles, des codes et surtout sur des relations humaines. Le succès durable se construit presque toujours en équipe, rarement seul.

    Derrière chaque carrière, il y a des personnes bienveillantes qui ont cru en nous, nous ont encouragés et ont parfois ouvert des portes décisives. Reconnaître leur rôle ne diminue pas notre mérite : cela le grandit.

    “L’ambition, c’est comme des échasses : elle élève l’homme, mais ne le grandit jamais.”

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    Le FM n’échappera pas à la vague IA.

    Les tâches de surveillance, planification, diagnostic… seront automatisées.

    Les équipes internes ? Doivent se réinventer — ou risquent d’être dépassées. Les questions urgentes à se poser aujourd’hui :

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    Le FM reste un domaine stratégique — mais il exige désormais une agilité radicale.

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