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Les mondes du Facility Management et des Espaces de travail sont, par définition, très mobiles et évolutifs.

Vous trouverez sur ces pages des articles techniques, des nouveautés, des bilans de participations à des congrès et conférences auxquels Spaceonmove a participé ainsi que des prises de position ou “billets d’humeur” qui devraient pouvoir vous donner un éclairage particulier dans ces deux domaines. Bonne lecture.

Qui trop embrasse mal étreint…

Le dicton « qui trop embrasse mal étreint » suscite des opinions contrastées, mais force est de constater qu’un nombre croissant de professionnels se trouvent aujourd’hui engagés simultanément dans une multitude de dossiers, au risque de les traiter de manière superficielle.

Au-delà de l’image, il semble devenu habituel d’être présent partout : dans toutes les réunions, à toutes les manifestations, au sein de tous les réseaux. Cette tendance interroge : s’agit-il d’une volonté de tout maîtriser, d’une crainte du vide ou simplement de la peur d’être perçu comme insuffisamment engagé ?

Les générations précédentes avaient intériorisé l’idée qu’un travail entrepris devait être mené à son terme. Ce principe s’apprenait dès le plus jeune âge et a souvent perduré dans les pratiques professionnelles. Ce parallèle peut paraître simpliste, voire daté, mais il reflète une réalité contemporaine : la peur de manquer quelque chose, qui conduit à une activité incessante.

L’observation des pratiques plus récentes laisse parfois penser que cette dynamique peut s’accompagner de fragilités plus profondes. Sans entrer dans le domaine psychologique, concentrons-nous sur l’impact de ce phénomène dans la pratique du management.

Manager implique en effet de savoir prendre du recul, de prioriser et de choisir ses domaines d’intervention. Il est également essentiel de déterminer le niveau de précision pertinent selon la nature du dossier et selon la maturité de l’équipe.

Après avoir connu aussi bien des managers adeptes du micro-management – focalisés sur chaque détail – que d’autres fonctionnant en mode « hélicoptère » – dotés d’une vue d’ensemble mais déconnectés des réalités opérationnelles –, je constate que la recherche du juste milieu constitue un exercice beaucoup plus exigeant qu’il n’y paraît.

Sans prétendre avoir toujours trouvé cet équilibre, j’ai appris au fil de ma carrière que la gestion d’équipes réparties dans divers contextes géographiques et culturels relève d’une forme d’ajustement permanent. Avec certains collaborateurs ou domaines, la vision globale suffit ; pour d’autres, une maîtrise approfondie des enjeux est indispensable pour poser les questions pertinentes et soutenir efficacement l’équipe.

De manière générale, il est difficile de piloter correctement ce que l’on n’a jamais pratiqué soi-même. Les organisations recourent encore fréquemment à des « parachutages » de cadres disposant de solides compétences techniques mais d’une connaissance limitée des réalités du terrain. Un accompagnement ou un mentorat peut être bénéfique, à condition que l’intéressé adopte une posture d’apprentissage.

Les profils rencontrés sont variés : du spécialiste réticent à élargir sa vision au manager volubile mais peu utile, en passant par l’arrogant, le manipulateur ou l’imposteur. Heureusement, il existe également de véritables leaders, capables d’inspirer et de mobiliser.

Si la formation continue et les programmes de management constituent des leviers importants, les comportements authentiques apparaissent le plus clairement dans les périodes de pression ou face à des dossiers complexes. C’est précisément dans ces moments que ceux qui se dispersent trop montrent leurs limites.

Les réflexions sur les motivations profondes et les mécanismes permettant d’éviter ces écueils relèvent en principe des ressources humaines, encore faut-il que ces fonctions soient elles-mêmes porteuses d’un leadership solide.

Bonne lecture et à bientôt.

Billets récents

  • Rétention versus Acquisition…

    On entend souvent que fidéliser coûte moins cher qu’acquérir. C’est presque devenu un mantra… que beaucoup d’entreprises oublient d’appliquer au quotidien. Comme clients ou comme collaborateurs, nous avons tous ressenti ce décalage : l’attention se déplace soudain vers les nouveaux arrivés, les offres les plus généreuses leur sont réservées, et ceux qui sont présents depuis longtemps passent un peu au second plan. Ce déséquilibre finit toujours par se voir, puis par se payer.

    Dans certains secteurs, cette logique fonctionne encore : la masse de nouveaux entrants compense facilement les pertes. Mais pour la majorité des organisations, celles qui vivent avec des marges réelles et des équipes limitées, la stabilité repose sur autre chose : la reconnaissance, la fiabilité, la manière dont on traite les gens… y compris au moment où ils s’en vont. Car rien n’est plus parlant que la façon dont une entreprise accompagne ses “sortants”.

    Fidéliser n’est pas un geste symbolique ni une routine RH : c’est un investissement stratégique, un marqueur de culture et souvent un avantage compétitif décisif. Et à l’heure où l’IA pousse les entreprises à repenser beaucoup de choses, ce sont peut-être justement ces pratiques humaines — simples, cohérentes, constantes — qui feront toute la différence.

  • Banques : se différencier oui mais comment…

    Le secteur bancaire évolue depuis toujours, mais l’IA et les nouvelles attentes des clients annoncent une transformation bien plus radicale. Les services et produits étant largement similaires d’une banque à l’autre, la vraie différenciation se joue désormais dans la qualité du conseil et de la relation… un défi d’autant plus complexe que les clients sont plus volatils, plus exigeants et mieux informés. Dans la banque privée et l’Ultra High Net Worth, fidéliser une clientèle qui a déjà tout devient presque impossible. Les événements exclusifs, les attentions personnalisées et les expériences « premium » montrent leurs limites. Reste alors la relation humaine, précieuse mais coûteuse, et parfois source de dérives internes. Cette course à la différenciation est-elle durable ? Probablement pas. La pression réglementaire, les coûts croissants et la volatilité des clients laissent présager une consolidation du secteur, où seuls les acteurs les plus robustes survivront. Comme le disait Bill Gates : « Banking is essential, banks are not ». Un rappel puissant de l’urgence à réinventer le modèle bancaire.

  • Ne jamais oublier d’où l’on vient et à qui l’on doit son succès…

    Dans nos sociétés modernes, il est fréquent d’entendre certains affirmer s’être « faits tout seuls ». Pourtant, dans la réalité professionnelle comme personnelle, rares sont ceux qui ont bâti leur parcours sans l’appui d’un manager, d’un mentor, d’un investisseur, d’un collègue… ou même d’un proche.

    L’ambition est une force lorsqu’elle nous pousse à nous dépasser. Mais elle devient stérile quand elle s’accompagne d’un déni de reconnaissance envers celles et ceux qui nous ont soutenus.

    Le monde de l’entreprise est un formidable terrain de jeu, mais il repose sur des règles, des codes et surtout sur des relations humaines. Le succès durable se construit presque toujours en équipe, rarement seul.

    Derrière chaque carrière, il y a des personnes bienveillantes qui ont cru en nous, nous ont encouragés et ont parfois ouvert des portes décisives. Reconnaître leur rôle ne diminue pas notre mérite : cela le grandit.

    “L’ambition, c’est comme des échasses : elle élève l’homme, mais ne le grandit jamais.”

  • Les prestations Facility Management (FM) seront impactés par l’IA

    Le FM n’échappera pas à la vague IA.

    Les tâches de surveillance, planification, diagnostic… seront automatisées.

    Les équipes internes ? Doivent se réinventer — ou risquent d’être dépassées. Les questions urgentes à se poser aujourd’hui :

    • Quelles activités seront remplacées par l’IA dans les 2 à 5 ans ? • Faut-il internaliser… ou externaliser avec un prestataire “full service” ? • Investir dans BIM/BMS + IA ? Former les équipes maintenant ? • Et surtout : si vous n’êtes pas à la table, vous serez au menu.

    Le temps joue contre ceux qui attendent. La fenêtre d’opportunité se referme vite. Dans un autre contexte, le Premier Ministre Canadien a exprimé à Davos : « si l’on n’est pas à table, on sera au menu » : cela s’applique également à l’IA.

    Le FM reste un domaine stratégique — mais il exige désormais une agilité radicale.

  • L’IA va-t-elle tuer les espaces de travail ?

    L’intelligence artificielle va-t-elle bouleverser nos espaces de travail ?

    Plus qu’une évolution, c’est une révolution silencieuse qui s’annonce. Les bureaux tels que nous les connaissons vont être profondément repensés : surfaces modulables, espaces partagés entre humains et serveurs IA, nouveaux rythmes et nouvelles fonctions.

    L’IA ne remplace pas encore l’humain, mais elle le relègue à un rôle différent, ce qui change tout dans la manière d’organiser nos lieux de travail. Le marché immobilier tertiaire, lui aussi, devra se réinventer pour suivre cette transformation fulgurante.

    Anticiper plutôt que subir : voilà le véritable enjeu. Nos entreprises et décideurs doivent dès maintenant planifier cette mutation… avant que le nouveau monde du travail ne s’impose à eux.

  • La sophistication, ennemie de l’efficacité managériale

    J’ai compris que la complexité ne faisait pas la performance. Dans certaines entreprises, on croit qu’une organisation compliquée est le signe d’une bonne gestion. Des comités pour tout, des validations à plusieurs étages, des procédures à rallonge… Et au bout du compte ? Des équipes fatiguées, du temps perdu, et une efficacité en berne. Je me souviens d’un dirigeant qui se vantait d’avoir “tout sous contrôle”. Mais plus il contrôlait, moins les choses avançaient. Les collaborateurs n’osaient plus décider. Les projets s’enlisaient. Il ne voyait pas qu’en complexifiant, il étouffait la créativité et la responsabilité. La vraie maîtrise, c’est la simplicité. Les organisations les plus performantes que j’ai connues étaient étonnamment calmes. Pas de chaos, pas de micro-management. Juste des équipes autonomes, un cadre clair, et une direction qui fait confiance. Simplifier, ce n’est pas perdre du pouvoir. C’est donner de la puissance à l’intelligence collective. Alors, posons-nous la question : “Où puis-je simplifier aujourd’hui pour rendre mon équipe plus efficace ?” Parce qu’au fond, le vrai leadership ne se mesure pas à la complexité qu’on crée, mais à la clarté qu’on inspire.

  • Un mot en ce début d’année marqué par la tragédie de Crans-Montana

    Ce 1er janvier, la Suisse a été frappée par une tragédie. En ce moment de deuil, les messages portant sur les techniques, les projets futurs, les réflexions sur le travail… n’ont pas leur place. Seule compte l’empathie.

    Nos pensées vont aux victimes, à leurs proches, à tous ceux touchés directement ou indirectement — dont beaucoup d’entre nous. Merci aux primo-intervenants, aux secouristes, à tous ceux qui ont agi avec courage et solidarité. L’indulgence en matière de sécurité n’a jamais été tolérable. Ce drame le confirme, honteusement. La technique existe. Les connaissances aussi. Les solutions sont éprouvées. Alors, pourquoi ?

    Le temps de la justice viendra. Mais déjà, une colère légitime monte : comment un tel événement a-t-il pu se produire dans un pays réputé pour sa rigueur, sa fiabilité, son respect des règles ?

    Nous devons, avec tact mais détermination, reconstruire un avenir plus sûr — pour cette génération meurtrie. Imposer, investir, contrôler, sanctionner. Pas suggérer. Pas déléguer. Pas avertir.

    L’être humain avance, même quand quelque chose se brise en lui. Mais ce bris doit nous pousser à agir — concrètement, sans compromis.

    Aux autorités, aux entreprises, aux concepteurs, aux responsables de sécurité : le temps des améliorations concrètes est maintenant. Et le contrôle, encore et encore.

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