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Les mondes du Facility Management et des Espaces de travail sont, par définition, très mobiles et évolutifs.

Vous trouverez sur ces pages des articles techniques, des nouveautés, des bilans de participations à des congrès et conférences auxquels Spaceonmove a participé ainsi que des prises de position ou “billets d’humeur” qui devraient pouvoir vous donner un éclairage particulier dans ces deux domaines. Bonne lecture.

Les prestations Facility Management (FM) seront impactés par l’IA

Ces dernières années, le Facility Management (FM) a connu une mutation profonde, portée par l’émergence de solutions technologiques innovantes. Le « Smart Building Management » est désormais une fonction à part entière dans de nombreuses entreprises de taille significative. L’intelligence artificielle (IA) ne se contentera pas de compléter ce paysage : elle le révolutionnera, avec une probabilité élevée.

L’IA s’inscrit comme un levier stratégique pour enrichir les outils existants en matière de gestion immobilière. Son avantage majeur réside dans sa capacité à traiter des volumes massifs de données, de manière automatisée, personnalisée et continue — remplaçant potentiellement une ou plusieurs ressources humaines dédiées à ces tâches.

De nombreux experts en IA estiment que des pans entiers du secteur tertiaire — notamment les métiers administratifs, rédactionnels, de traduction ou juridiques — seront largement automatisés, voire remplacés, dans les années à venir.

Pourtant, ces mêmes experts soulignent souvent que les métiers du secondaire seront parmi les plus résistants à l’automatisation, du moins dans les 5 à 10 prochaines années. Le FM, à notre avis, fera exception. En effet, en dehors des interventions physiques (maintenance, dépannage, manipulation d’équipements), les activités de surveillance, de planification, de diagnostic et d’optimisation seront de plus en plus pilotées par l’IA — voire entièrement automatisées.

Les entreprises disposant d’équipes internes dédiées au FM doivent dès à présent se poser des questions cruciales :

• Quelles activités seront automatisables à court et moyen termes ?

• L’externalisation des prestations FM auprès de spécialistes pourrait-elle constituer une alternative pertinente ?

• Un investissement dans des solutions BMS (Building Management System), BIM (Building Information Modeling) ou similaires serait-il pertinent — et pourrait-il s’accompagner d’une couche d’IA ?

• Quelles formations doivent être mises en place dès maintenant pour accompagner les équipes FM ?

• Faut-il continuer à internaliser les services FM, ou opter pour un prestataire global selon le modèle « full service » ?

Les interrogations sont nombreuses — et les réponses, variées. L’enjeu n’est pas de choisir la « bonne » solution, mais d’agir. Le temps joue contre les organisations qui diffèrent leur réflexion : elles seront tôt ou tard contraintes par la concurrence, les exigences légales ou les contraintes financières — et ces ajustements seront d’autant plus coûteux qu’ils auront été retardés.

Si « diriger, c’est prévoir », l’IA est bien un domaine où l’anticipation n’est pas une option — c’est une nécessité. Comme l’a si bien formulé le Premier ministre canadien lors d’un discours à Davos dans un autre contexte : « Si l’on n’est pas à la table, on sera au menu. » Dans le domaine de l’IA, cette formule s’applique déjà — malheureusement.

S’entourer de partenaires, de pairs du secteur, d’associations professionnelles ou de consultants spécialisés peut sembler un conseil simple — voire simpliste. Pourtant, il fera la différence. La fenêtre d’opportunité est étroite, et les premiers à agir seront les mieux placés pour tirer profit de la transformation.

Le Facility Management reste un domaine fascinant, riche d’opportunités stratégiques, tactiques et opérationnelles. Mais il exige désormais une capacité d’adaptation rapide — une qualité que l’IA va contraindre à développer, sous peine d’être dépassé.

Courage. Bonne réflexion — et à très bientôt.

Billets récents

  • L’IA va-t-elle tuer les espaces de travail ?

    L’intelligence artificielle va-t-elle bouleverser nos espaces de travail ?

    Plus qu’une évolution, c’est une révolution silencieuse qui s’annonce. Les bureaux tels que nous les connaissons vont être profondément repensés : surfaces modulables, espaces partagés entre humains et serveurs IA, nouveaux rythmes et nouvelles fonctions.

    L’IA ne remplace pas encore l’humain, mais elle le relègue à un rôle différent, ce qui change tout dans la manière d’organiser nos lieux de travail. Le marché immobilier tertiaire, lui aussi, devra se réinventer pour suivre cette transformation fulgurante.

    Anticiper plutôt que subir : voilà le véritable enjeu. Nos entreprises et décideurs doivent dès maintenant planifier cette mutation… avant que le nouveau monde du travail ne s’impose à eux.

  • La sophistication, ennemie de l’efficacité managériale

    J’ai compris que la complexité ne faisait pas la performance. Dans certaines entreprises, on croit qu’une organisation compliquée est le signe d’une bonne gestion. Des comités pour tout, des validations à plusieurs étages, des procédures à rallonge… Et au bout du compte ? Des équipes fatiguées, du temps perdu, et une efficacité en berne. Je me souviens d’un dirigeant qui se vantait d’avoir “tout sous contrôle”. Mais plus il contrôlait, moins les choses avançaient. Les collaborateurs n’osaient plus décider. Les projets s’enlisaient. Il ne voyait pas qu’en complexifiant, il étouffait la créativité et la responsabilité. La vraie maîtrise, c’est la simplicité. Les organisations les plus performantes que j’ai connues étaient étonnamment calmes. Pas de chaos, pas de micro-management. Juste des équipes autonomes, un cadre clair, et une direction qui fait confiance. Simplifier, ce n’est pas perdre du pouvoir. C’est donner de la puissance à l’intelligence collective. Alors, posons-nous la question : “Où puis-je simplifier aujourd’hui pour rendre mon équipe plus efficace ?” Parce qu’au fond, le vrai leadership ne se mesure pas à la complexité qu’on crée, mais à la clarté qu’on inspire.

  • Un mot en ce début d’année marqué par la tragédie de Crans-Montana

    Ce 1er janvier, la Suisse a été frappée par une tragédie. En ce moment de deuil, les messages portant sur les techniques, les projets futurs, les réflexions sur le travail… n’ont pas leur place. Seule compte l’empathie.

    Nos pensées vont aux victimes, à leurs proches, à tous ceux touchés directement ou indirectement — dont beaucoup d’entre nous. Merci aux primo-intervenants, aux secouristes, à tous ceux qui ont agi avec courage et solidarité. L’indulgence en matière de sécurité n’a jamais été tolérable. Ce drame le confirme, honteusement. La technique existe. Les connaissances aussi. Les solutions sont éprouvées. Alors, pourquoi ?

    Le temps de la justice viendra. Mais déjà, une colère légitime monte : comment un tel événement a-t-il pu se produire dans un pays réputé pour sa rigueur, sa fiabilité, son respect des règles ?

    Nous devons, avec tact mais détermination, reconstruire un avenir plus sûr — pour cette génération meurtrie. Imposer, investir, contrôler, sanctionner. Pas suggérer. Pas déléguer. Pas avertir.

    L’être humain avance, même quand quelque chose se brise en lui. Mais ce bris doit nous pousser à agir — concrètement, sans compromis.

    Aux autorités, aux entreprises, aux concepteurs, aux responsables de sécurité : le temps des améliorations concrètes est maintenant. Et le contrôle, encore et encore.

  • Vous prendrez bien un peu de positivité et d’optimisme

    Malgré les défis géopolitiques, économiques et sociaux qui marquent notre époque, garder un peu d’optimisme n’est pas un luxe — c’est un acte citoyen, une forme de courtoisie envers soi et les autres. Les médias amplifient souvent l’anxiété. Mais il existe aussi des acteurs discrets, bienveillants, qui avancent sans chercher la lumière. Reconnaître cela, c’est aussi se rappeler que nous ne sommes pas seuls face aux défis — et que nous aurons besoin les uns des autres en 2026. Le sens critique est essentiel. Mais il ne doit pas dégénérer en négativisme stérile. Savoir doser le ton, choisir les mots, c’est aussi une forme d’intelligence émotionnelle — et parfois, d’humour bienveillant. En Suisse, la majorité d’entre nous bénéficie encore de conditions de vie stables. Un privilège à reconnaître — sans complaisance — et à transformer en énergie positive pour l’année à venir. 2026 ne sera peut-être pas plus facile… mais elle sera ce que nous en ferons — ensemble. Bonne fin d’année à tous. Que 2026 vous apporte paix, projets et résilience.

  • De vieilles recettes dans le monde de l’IA…

    Certaines vieilles recettes traversent le temps, en cuisine comme en management. Elles nous rappellent que l’essentiel reste souvent le même : l’humain. L’IA, les nouvelles technologies et les bouleversements structurels transforment notre manière de travailler. Ce que nous pensions acquis disparaît rapidement, et il nous faut repenser nos méthodes, nos équipes, nos espaces et nos relations avec une clientèle de plus en plus mobile. Pourtant, certaines « vieilles recettes » de management restent d’actualité… à condition de les adapter aux réalités d’aujourd’hui. Elles demandent expérience, doigté et abnégation, mais elles permettent de maintenir cohésion, engagement et performance. La nouvelle génération entre dans un monde où les codes diffèrent profondément de ceux de leurs parents. Ils devront s’adapter vite, trouver leur voie et construire leur propre équilibre. Et nous avons confiance qu’ils y parviendront. Le relationnel, l’écoute, la collaboration… ces fondamentaux restent au cœur de toute réussite. Même dans un monde ultra-technologique, l’humain ne disparaît pas : il demeure la clé. En cette fin d’année, souhaitons-nous de conjuguer innovation et sagesse, modernité et humanité pour 2026.

  • Résilience et proactivité…

    Dans un environnement mondial marqué par la complexité, l’incertitude et des tensions géopolitiques croissantes, la résilience et la proactivité s’imposent comme deux compétences essentielles. Elles ne sont ni théoriques ni artificielles : elles se forgent au fil des épreuves personnelles et professionnelles, dans ces moments où l’on découvre des ressources intérieures insoupçonnées. La résilience permet de maintenir la stabilité, de garder une vision claire et de prendre du recul face à l’adversité. Elle constitue une force discrète mais déterminante, qui aide à avancer sereinement même lorsque les repères vacillent.

    La proactivité, quant à elle, transforme cette force intérieure en action. Elle permet d’anticiper les risques, de préparer des alternatives, d’identifier les opportunités et d’accompagner les équipes dans des environnements exigeants. Elle n’est pas seulement une méthode de travail : c’est un état d’esprit, fondé sur la lucidité, la préparation et la capacité à faire face.

    En combinant résilience et proactivité, il devient possible de conduire des projets de manière plus robuste, de gérer les imprévus avec calme et de créer les conditions d’un succès durable — même lorsque celui-ci ne fait pas grand bruit. Ce sont souvent ces réussites silencieuses, solidement construites, qui permettent d’avancer, d’innover et de fédérer.

    Dans un monde où l’instabilité peut démotiver, ces deux approches offrent un véritable levier pour rester engagé, performant et aligné avec ses valeurs.

  • Proactivité ou minimum syndical : avec l’IA il n’y a plus de choix…

    L’IA ne remplace pas seulement des emplois. Elle redéfinit notre rapport au travail.

    Pendant que certains s’inquiètent, d’autres se réinventent. L’époque du « minimum syndical » est derrière nous : demain, ce sont l’engagement, la curiosité et la proactivité qui feront la différence. L’intelligence artificielle ne sanctionnera pas ceux qui échouent, mais ceux qui n’essaient pas.

    Face à un monde qui change sans attendre, apprendre, explorer, tester, se tromper même… devient une forme de survie, mais aussi une source d’épanouissement.

    Les métiers évolueront, les entreprises aussi. Mais il y aura toujours de la place pour celles et ceux qui avancent, qui s’adaptent, qui restent ouverts.

    Le futur appartient à ceux qui apprennent plus vite que le changement. Le minimum syndical ne suffira plus — mais c’est une formidable nouvelle : cela veut dire que notre valeur humaine reprend toute son importance.

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