Dans le monde professionnel des projets – qu’ils soient de nature technique, financière ou liés à la construction – on entend souvent l’adage : « Un projet qui démarre mal se termine mal. » Et force est de constater que cette formule se vérifie fréquemment.
Mais pourquoi ne pas adopter une vision plus positive ? Car à l’inverse, « un projet qui démarre sur de bonnes bases a toutes les chances de bien se terminer » : un principe simple, mais souvent négligé, qui s’avère pourtant déterminant dans la réussite d’un projet.
Sans prétendre révéler une vérité nouvelle, rappelons qu’un projet solide repose avant tout sur une équipe d’experts, une planification rigoureuse, et une analyse approfondie des enjeux, des opportunités… comme des difficultés potentielles.
Les projets d’envergure doivent également intégrer une évaluation précise des risques. Ceux-ci sont inévitables – techniques, financiers, humains, calendaires – et doivent donc être anticipés, documentés et, autant que possible, maîtrisés. Cette approche est indissociable d’un bon démarrage : penser réussite, certes, mais penser risques aussi.
Les fondamentaux d’un bon lancement de projet
Voici quelques éléments clés qui conditionnent le succès d’un projet dès ses premières phases :
• Une organisation robuste, composée de spécialistes dans chaque domaine, appuyée par un cahier des charges clair et une répartition des rôles sans ambiguïté.
• Un chef de projet expérimenté, charismatique et fédérateur, capable d’insuffler une dynamique positive à son équipe sur le long terme.
• Une équipe projet compétente et résiliente, apte à relever les défis et à apporter des solutions concrètes face aux obstacles.
• Des prestataires fiables, disposant des capacités techniques et financières nécessaires, même en conditions difficiles.
• Des ressources financières maîtrisées, avec des marges de sécurité permettant de faire face aux imprévus.
• Une documentation complète et structurée, y compris sur les aspects contractuels et sensibles, en cohérence avec les enjeux du projet.
• Une stratégie de communication anticipée, pour assurer l’adhésion des parties prenantes et limiter les résistances au changement.
• La prudence dans le choix des partenaires, en évitant autant que possible les pratiques de cooptation non justifiées, même si elles peuvent parfois sembler inévitables dans certains contextes.
• Un équilibre dans la gouvernance, où ni le client ni les prestataires ne doivent sortir de leur rôle : le premier ne doit pas se substituer aux experts, les seconds ne doivent pas prendre le pas sur la maîtrise d’ouvrage.
Ces principes peuvent sembler évidents. Pourtant, avec plus de 30 années d’observation et de participation à des projets de toute nature, il est clair qu’un ou plusieurs de ces points sont régulièrement négligés. C’est regrettable, car bien souvent, la différence entre un projet simplement réussi et un projet remarquable se joue dans ces détails.
Merci de votre lecture, et à bientôt