Business Insights

Articles, news et prochains evenements

Les mondes du Facility Management et des Espaces de travail sont, par définition, très mobiles et évolutifs.

Vous trouverez sur ces pages des articles techniques, des nouveautés, des bilans de participations à des congrès et conférences auxquels Spaceonmove a participé ainsi que des prises de position ou “billets d’humeur” qui devraient pouvoir vous donner un éclairage particulier dans ces deux domaines. Bonne lecture.

Il y a consultant et consultant…

Malgré la méfiance que les consultants suscitent souvent dans de nombreuses entreprises, il faut reconnaître qu’ils peuvent apporter une réelle valeur ajoutée — à condition de savoir faire le tri parmi la multitude d’offres et de propositions disponibles sur le marché.

En effet, il existe différents types de consultants. Les entreprises, institutions et autorités qui font appel à leurs services auraient tout intérêt à définir clairement le rôle qu’elles attendent de ces intervenants externes. Il est essentiel de préciser si l’on a besoin d’un soutien stratégique, tactique ou opérationnel.

Dans ce dernier cas, le recours à un consultant semble souvent hors de propos : lorsque l’on a besoin d’acteurs capables de « faire » plutôt que de « faire faire », une intervention externe risque d’être inadaptée. Le choix d’un consultant externe doit répondre à plusieurs critères fondamentaux :

• L’adéquation avec l’ADN du consultant : beaucoup prétendent pouvoir tout faire — ce qui est rarement le cas. L’expertise doit être ciblée, vérifiée et contextualisée.

• La capacité d’action de l’organisation : sommes-nous vraiment prêts à mettre en œuvre les recommandations issues de l’analyse ? Si ce n’est pas le cas, il vaut mieux ne pas engager de consultant.

• Maturité culturelle interne : l’organisation est-elle prête à accueillir un tiers, souvent perçu comme un « inquisiteur » ou un « rabat-joie » ?

• Capacité d’adaptation du consultant : adopte-t-il une approche rigide de type « copier-coller », ou est-il capable de s’adapter au contexte spécifique de l’entreprise ?

• Alchimie relationnelle : la relation repose-t-elle sur un partenariat, ou se transforme-t-elle dès le départ en lutte de pouvoir ?

À l’exception des grands groupes, qui ont parfois besoin de consultants reconnus pour des raisons juridiques ou de légitimité, la plupart des PME peuvent opter pour une approche différente : un accompagnement pragmatique, ancré dans la réalité opérationnelle.

Les grandes théories et les principes génériques — tels que le fameux « il y a toujours 20 % de potentiel d’économies » — souvent vantés par les grands cabinets, peuvent être intimidants. Elles ne favorisent pas la confiance, en particulier parmi les cadres intermédiaires, même si ces cabinets eux-mêmes ne s’en soucient pas particulièrement : leurs clients se situent souvent à un autre niveau de la hiérarchie.

Les PME recherchent des solutions concrètes et éprouvées, proposées par des consultants qui comprennent leurs besoins et savent trouver un équilibre entre leurs objectifs et les contraintes du terrain.

Ayant travaillé avec plusieurs entreprises en tant que consultant pendant plus de sept ans, j’ai observé une constante : ce qui a initialement suscité l’intérêt — du moins dans la plupart des cas — n’était pas mon programme ou mes propositions, mais mon parcours, mon expérience et mes connaissances opérationnelles et stratégiques.

Cela renforce ma conviction que :

a) Il y a une place pour tout le monde dans ce secteur, à condition de se positionner correctement.

b) Les clients doivent suffisamment bien se connaître pour choisir le bon type de consultant.

c) Les PME ont besoin de solutions clés en main, souvent très éloignées des grands discours théoriques.

C’est à chacun de se forger sa propre opinion. Mais fustiger le « conseil », souvent perçu par les dirigeants comme une « épine dans le pied », n’est sans doute pas la solution la plus constructive.

Bonne chance, bonne lecture — et à bientôt.

Billets récents

  • La planification de la relève : un pilier trop souvent négligé

    Dans beaucoup d’entreprises — même de taille moyenne à grande — la planification de la relève est encore traitée comme un “exercice de gestion”… plutôt que comme un levier de gouvernance et de résilience.

    Pourtant, anticiper les transitions, former les futurs leaders, et communiquer clairement sur les potentiels : c’est du bon sens managérial. Et ce n’est pas une question de “glamour” — c’est une question de confiance, de transparence et de performance durable. Beaucoup de dirigeants disent que cela se fait “intuitivement”. Mais sans formalisation, sans communication, cela devient un terrain de rumeurs, de frustrations… et parfois, de démissions passives.

    J’ai vécu pendant des années ces discussions de relève — et je les ai toujours trouvées riche en débats stratégiques : objectifs, compétences, mobilités, formations, positionnement… et surtout, alignement des attentes.

    Depuis 2019, j’observe trop d’entreprises qui évitent le sujet — au risque de voir leur efficacité opérationnelle s’éroder. Le secret, les non-dits, les rumeurs sur les promotions : ce n’est pas de la gestion — c’est du désengagement en cours.

    “Les plans changent tout le temps” ? Peu importe. Le fait d’en avoir un — même évolutif — est un gage de sérieux. Pour les équipes, c’est aussi un signal de stabilité : on ne choisit pas au hasard, ni par affinité.

    Oui, cela demande du temps. Mais c’est une assurance stratégique : on ne souscrit pas une assurance incendie en espérant que la maison brûle. On le fait pour être prêt si le pire arrive.

  • Croissance, croissance…

    La croissance fait partie intégrante de l’ADN humain et constitue l’un des fondements de notre système économique. Lorsqu’elle est mesurée, structurée et durable, elle contribue à la stabilité des marchés et au développement harmonieux des économies. Progresser, innover et explorer de nouveaux horizons est non seulement légitime, mais nécessaire.

    Cependant, depuis plusieurs décennies, la croissance s’est souvent transformée en une course exponentielle, portée par des modèles économiques de moins en moins alignés avec les enjeux de durabilité, de gouvernance et les attentes des citoyens. La recherche du volume à tout prix, les rendements à court terme et les tensions géopolitiques fragilisent un équilibre économique déjà précaire. Pourtant, d’autres voies existent. De nombreuses PME démontrent qu’une croissance maîtrisée, axée sur la qualité, la stabilité de l’emploi et la satisfaction des clients, constitue un levier essentiel pour des économies locales et régionales solides. Ces modèles, moins spectaculaires mais plus résilients, méritent d’être davantage valorisés.

    Repenser collectivement notre rapport à la croissance n’est pas un frein au progrès, mais une condition de sa pérennité.

  • Immobilier : victime ou bénéficiaire de l’IA…

    L’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un facteur de transformation majeur du secteur immobilier. À la fois opportunité et source de disruption, elle modifie déjà la gestion des bâtiments, notamment via le Facility Management, grâce à l’exploitation massive des données et à l’automatisation des processus.

  • Qui trop embrasse mal étreint…

    Dans un monde professionnel où l’on valorise l’hyperactivité et l’omniprésence, beaucoup finissent par « trop embrasser et mal étreindre ». Être partout, tout le temps, ne garantit ni la qualité ni l’efficacité.

    Le management exige au contraire de prioriser, de prendre du recul et de trouver le juste équilibre entre vision globale et compréhension opérationnelle. Ni micro-management, ni pilotage « hélicoptère » : chaque dossier et chaque collaborateur nécessite un niveau d’implication différent.

    J’ai constaté au fil de ma carrière que l’efficacité managériale repose sur une réalité simple : on pilote mieux ce que l’on a un jour pratiqué. Les organisations gagnent à accompagner leurs managers — parachutés ou non — afin qu’ils développent un leadership authentique, surtout dans les moments de tension, où la véritable nature ressort.

    Le véritable défi du management aujourd’hui ? Se concentrer sur l’essentiel pour mieux soutenir les équipes et conduire l’action.

  • Rétention versus Acquisition…

    On entend souvent que fidéliser coûte moins cher qu’acquérir. C’est presque devenu un mantra… que beaucoup d’entreprises oublient d’appliquer au quotidien. Comme clients ou comme collaborateurs, nous avons tous ressenti ce décalage : l’attention se déplace soudain vers les nouveaux arrivés, les offres les plus généreuses leur sont réservées, et ceux qui sont présents depuis longtemps passent un peu au second plan. Ce déséquilibre finit toujours par se voir, puis par se payer.

    Dans certains secteurs, cette logique fonctionne encore : la masse de nouveaux entrants compense facilement les pertes. Mais pour la majorité des organisations, celles qui vivent avec des marges réelles et des équipes limitées, la stabilité repose sur autre chose : la reconnaissance, la fiabilité, la manière dont on traite les gens… y compris au moment où ils s’en vont. Car rien n’est plus parlant que la façon dont une entreprise accompagne ses “sortants”.

    Fidéliser n’est pas un geste symbolique ni une routine RH : c’est un investissement stratégique, un marqueur de culture et souvent un avantage compétitif décisif. Et à l’heure où l’IA pousse les entreprises à repenser beaucoup de choses, ce sont peut-être justement ces pratiques humaines — simples, cohérentes, constantes — qui feront toute la différence.

  • Banques : se différencier oui mais comment…

    Le secteur bancaire évolue depuis toujours, mais l’IA et les nouvelles attentes des clients annoncent une transformation bien plus radicale. Les services et produits étant largement similaires d’une banque à l’autre, la vraie différenciation se joue désormais dans la qualité du conseil et de la relation… un défi d’autant plus complexe que les clients sont plus volatils, plus exigeants et mieux informés. Dans la banque privée et l’Ultra High Net Worth, fidéliser une clientèle qui a déjà tout devient presque impossible. Les événements exclusifs, les attentions personnalisées et les expériences « premium » montrent leurs limites. Reste alors la relation humaine, précieuse mais coûteuse, et parfois source de dérives internes. Cette course à la différenciation est-elle durable ? Probablement pas. La pression réglementaire, les coûts croissants et la volatilité des clients laissent présager une consolidation du secteur, où seuls les acteurs les plus robustes survivront. Comme le disait Bill Gates : « Banking is essential, banks are not ». Un rappel puissant de l’urgence à réinventer le modèle bancaire.

  • Ne jamais oublier d’où l’on vient et à qui l’on doit son succès…

    Dans nos sociétés modernes, il est fréquent d’entendre certains affirmer s’être « faits tout seuls ». Pourtant, dans la réalité professionnelle comme personnelle, rares sont ceux qui ont bâti leur parcours sans l’appui d’un manager, d’un mentor, d’un investisseur, d’un collègue… ou même d’un proche.

    L’ambition est une force lorsqu’elle nous pousse à nous dépasser. Mais elle devient stérile quand elle s’accompagne d’un déni de reconnaissance envers celles et ceux qui nous ont soutenus.

    Le monde de l’entreprise est un formidable terrain de jeu, mais il repose sur des règles, des codes et surtout sur des relations humaines. Le succès durable se construit presque toujours en équipe, rarement seul.

    Derrière chaque carrière, il y a des personnes bienveillantes qui ont cru en nous, nous ont encouragés et ont parfois ouvert des portes décisives. Reconnaître leur rôle ne diminue pas notre mérite : cela le grandit.

    “L’ambition, c’est comme des échasses : elle élève l’homme, mais ne le grandit jamais.”

Contactez-nous

Formulaire de contact
☛ N'oubliez pas d'inclure votre adresse mail ou numéro de téléphone si vous souhaitez être contacté.