Business Insights / Document
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Vous prendrez bien un peu de positivité et d’optimisme
Malgré les défis géopolitiques, économiques et sociaux qui marquent notre époque, garder un peu d’optimisme n’est pas un luxe — c’est un acte citoyen, une forme de courtoisie envers soi et les autres. Les médias amplifient souvent l’anxiété. Mais il existe aussi des acteurs discrets, bienveillants, qui avancent sans chercher la lumière. Reconnaître cela, c’est aussi se rappeler que nous ne sommes pas seuls face aux défis — et que nous aurons besoin les uns des autres en 2026. Le sens critique est essentiel. Mais il ne doit pas dégénérer en négativisme stérile. Savoir doser le ton, choisir les mots, c’est aussi une forme d’intelligence émotionnelle — et parfois, d’humour bienveillant. En Suisse, la majorité d’entre nous bénéficie encore de conditions de vie stables. Un privilège à reconnaître — sans complaisance — et à transformer en énergie positive pour l’année à venir. 2026 ne sera peut-être pas plus facile… mais elle sera ce que nous en ferons — ensemble. Bonne fin d’année à tous. Que 2026 vous apporte paix, projets et résilience.
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De vieilles recettes dans le monde de l’IA…
Certaines vieilles recettes traversent le temps, en cuisine comme en management. Elles nous rappellent que l’essentiel reste souvent le même : l’humain. L’IA, les nouvelles technologies et les bouleversements structurels transforment notre manière de travailler. Ce que nous pensions acquis disparaît rapidement, et il nous faut repenser nos méthodes, nos équipes, nos espaces et nos relations avec une clientèle de plus en plus mobile. Pourtant, certaines « vieilles recettes » de management restent d’actualité… à condition de les adapter aux réalités d’aujourd’hui. Elles demandent expérience, doigté et abnégation, mais elles permettent de maintenir cohésion, engagement et performance. La nouvelle génération entre dans un monde où les codes diffèrent profondément de ceux de leurs parents. Ils devront s’adapter vite, trouver leur voie et construire leur propre équilibre. Et nous avons confiance qu’ils y parviendront. Le relationnel, l’écoute, la collaboration… ces fondamentaux restent au cœur de toute réussite. Même dans un monde ultra-technologique, l’humain ne disparaît pas : il demeure la clé. En cette fin d’année, souhaitons-nous de conjuguer innovation et sagesse, modernité et humanité pour 2026.
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Résilience et proactivité…
Dans un environnement mondial marqué par la complexité, l’incertitude et des tensions géopolitiques croissantes, la résilience et la proactivité s’imposent comme deux compétences essentielles. Elles ne sont ni théoriques ni artificielles : elles se forgent au fil des épreuves personnelles et professionnelles, dans ces moments où l’on découvre des ressources intérieures insoupçonnées. La résilience permet de maintenir la stabilité, de garder une vision claire et de prendre du recul face à l’adversité. Elle constitue une force discrète mais déterminante, qui aide à avancer sereinement même lorsque les repères vacillent.
La proactivité, quant à elle, transforme cette force intérieure en action. Elle permet d’anticiper les risques, de préparer des alternatives, d’identifier les opportunités et d’accompagner les équipes dans des environnements exigeants. Elle n’est pas seulement une méthode de travail : c’est un état d’esprit, fondé sur la lucidité, la préparation et la capacité à faire face.
En combinant résilience et proactivité, il devient possible de conduire des projets de manière plus robuste, de gérer les imprévus avec calme et de créer les conditions d’un succès durable — même lorsque celui-ci ne fait pas grand bruit. Ce sont souvent ces réussites silencieuses, solidement construites, qui permettent d’avancer, d’innover et de fédérer.
Dans un monde où l’instabilité peut démotiver, ces deux approches offrent un véritable levier pour rester engagé, performant et aligné avec ses valeurs.
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Proactivité ou minimum syndical : avec l’IA il n’y a plus de choix…
L’IA ne remplace pas seulement des emplois. Elle redéfinit notre rapport au travail.
Pendant que certains s’inquiètent, d’autres se réinventent. L’époque du « minimum syndical » est derrière nous : demain, ce sont l’engagement, la curiosité et la proactivité qui feront la différence. L’intelligence artificielle ne sanctionnera pas ceux qui échouent, mais ceux qui n’essaient pas.
Face à un monde qui change sans attendre, apprendre, explorer, tester, se tromper même… devient une forme de survie, mais aussi une source d’épanouissement.
Les métiers évolueront, les entreprises aussi. Mais il y aura toujours de la place pour celles et ceux qui avancent, qui s’adaptent, qui restent ouverts.
Le futur appartient à ceux qui apprennent plus vite que le changement. Le minimum syndical ne suffira plus — mais c’est une formidable nouvelle : cela veut dire que notre valeur humaine reprend toute son importance.
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Fin de partie d’un projet
Entre les aspects administratifs, les levées de réserves ou la remise des documents, la phase finale d’un projet demande rigueur et persévérance.
Mais au-delà des tâches techniques, il y a une dimension humaine essentielle : permettre à l’équipe de clôturer sereinement, de se remémorer les défis relevés et les succès partagés.
Après près de cinq ans de mandat auprès d’une grande banque privée genevoise, je retiens une conviction forte : ce sont les femmes et les hommes de bonne volonté — compétents, résilients et bienveillants — qui font toute la différence. Clore un projet, c’est aussi savoir transmettre, préparer la relève et partir en laissant le navire poursuivre sa route.
Et surtout, c’est accepter qu’une fin ouvre toujours la voie à un nouveau départ.
Se nourrir du passé pour mieux rebondir — voilà sans doute le secret de toute belle aventure professionnelle
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Workplace – Lieu de développement et d’excellence…
L’environnement professionnel n’est pas qu’un espace fonctionnel : c’est un véritable catalyseur de développement, de motivation et de fierté.
Un cadre de travail bien conçu, lumineux et engageant, combiné à un management bienveillant, favorise la performance autant que le bien-être. Contrairement à certaines idées reçues, il n’est pas nécessaire d’investir massivement pour créer un lieu attractif : impliquer les collaborateurs, soigner la communication et valoriser les espaces existants peuvent déjà transformer profondément la dynamique d’une équipe.
Les entreprises qui accordent autant d’importance à leurs espaces de travail qu’à leurs produits ou services développent une véritable culture de l’excellence. Car un employé fier de son environnement devient naturellement un ambassadeur de son entreprise.
En repensant nos espaces, nous ne faisons pas qu’améliorer le confort : nous faisons grandir l’humain et l’organisation dans un même mouvement.
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Réhabiliter l’apprentissage : un enjeu pour la Suisse
Et si l’apprentissage redevenait un choix d’avenir ?
En Suisse, le système de formation dual est un véritable atout national. Pourtant, il perd en attractivité au profit de parcours académiques perçus – parfois à tort – comme plus valorisants ou prometteurs.
Manque de reconnaissance institutionnelle, biais de recrutement, pression sociale, influences culturelles… les raisons sont multiples. Mais elles ne doivent pas occulter une réalité : l’apprentissage est une voie d’excellence, enrichissante, évolutive et parfaitement adaptée au marché du travail. Je le sais d’expérience. Issu de cette filière, complétée par des formations continues, j’ai pu construire une carrière passionnante, épanouissante… et rémunératrice. Il est temps de redonner à l’apprentissage la place qu’il mérite dans notre société, et de rappeler que la réussite ne passe pas toujours par un amphithéâtre.
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Agir spécifiquement, penser globalement…
La formule « Penser globalement, agir localement », fait sens en de nombreuses circonstances… A l’exception de produits très spécifiques (on pense au secteur de la technologie et à celui de la « malbouffe »), croire que l’on peut appliquer les mêmes formules dans le monde entier, ou même dans une partie du monde sans en changer une virgule, tient de la gageure, voire de l’irresponsabilité entrepreneuriale. Il est souvent nécessaire d’appliquer des versions « locales » pour coller au mieux avec la réalité économique et les besoins des consommateurs. Bien évidemment, le commerce en ligne bouleverse certains usages en réduisant le monde au niveau d’un « village global », mais également en introduisant une forme d’appauvrissement par « la pensée unique ».
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FM et espaces de travail : « Bienvenue » dans le métavers
Le temps où un fruit était encore un simple fruit et une entreprise était encore une entreprise réelle semble s’éloigner : grâce – ou à cause – du métavers tout ceci sera bientôt du passé : on vivra tous dans un monde parallèle. Quelle chance diront certains, tant leurs mondes réels sont tristes, pauvres ou désolants mais beaucoup d’entre nous préférerons encore le monde réel, malgré toutes les contraintes et les défis, car c’est tellement captivant et beau ! L’idée ne consiste ici pas à confronter les deux mondes : il faut simplement évaluer les atouts et contraintes d’une approche plus « virtuelle ». Ce « nouveau monde » permettra peut-être d’étudier des pistes, tels comportements, telles solutions sans avoir à les « jouer pour de vrai » avec toutes les conséquences que cela peut avoir.