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Les mondes du Facility Management et des Espaces de travail sont, par définition, très mobiles et évolutifs.

Vous trouverez sur ces pages des articles techniques, des nouveautés, des bilans de participations à des congrès et conférences auxquels Spaceonmove a participé ainsi que des prises de position ou “billets d’humeur” qui devraient pouvoir vous donner un éclairage particulier dans ces deux domaines. Bonne lecture.

IA : un atout, une attitude, de grandes responsabilités

Il ne se passe pas un jour sans que les médias ou les entreprises ne placent l’Intelligence Artificielle (IA) à l’ordre du jour, chacun vantant ses bienfaits ou dénonçant ses méfaits.

Comme pour toute innovation ayant un impact sociétal majeur, il est impératif de légiférer, d’encadrer et de réguler avant que son développement, indéniablement disruptif, ne devienne incontrôlable.

Un fossé inquiétant se creuse aujourd’hui entre les volontés hégémoniques de certains grands groupes — voire d’États — et la méconnaissance générale dont font preuve la société civile et les citoyens. Faut-il pour autant « jeter le bébé avec l’eau du bain » ? Certainement pas.

L’IA constitue un atout majeur pour accroître l’efficience de nombreuses transactions et démarches. Elle permet d’automatiser une série d’activités nécessaires mais à faible valeur ajoutée, soulageant ainsi les humains de tâches peu valorisantes. Au-delà des évidents bénéfices économiques, c’est toute l’organisation du travail qui est appelée à évoluer.

Ce constat fait, la question de l’attitude à adopter devient centrale. La passivité n’est pas une option, pas plus que l’évitement, tant l’IA s’est déjà immiscée dans toutes les strates de la société. Une posture positive et consciente des défis posés est une base nécessaire, mais insuffisante. La clé réside dans une responsabilisation collective, allant du citoyen à l’État, en passant par les entreprises et la société civile.

Croire que l’IA résoudra tous les problèmes serait une illusion. Il faut apprendre à comprendre son fonctionnement, à trier les informations et à l’utiliser avec discernement pour en tirer le meilleur parti. L’exercice est complexe, mais indispensable.

La première étape consisterait à instaurer une transparence totale : mentionner quand l’IA est utilisée, dans quel but, et avec quels avantages ou inconvénients. Peu d’acteurs s’engagent aujourd’hui dans cette voie, car elle exige du temps et des investissements peu rentables à court terme.

C’est ici que les États doivent agir collectivement en fixant des règles minimales, des principes directeurs et des codes de conduite. Bien que cet objectif puisse sembler une chimère face à la rapidité des évolutions technologiques, la tentative vaut la peine. Les dérives sont réelles et les défis sociétaux déjà présents. Agir vite s’impose, même si cette urgence semble contraire aux délais démocratiques, offrant ainsi des arguments décisifs aux régimes autoritaires.

Ce constat ne doit pas nous conduire au renoncement. Il est encore possible de tracer une nouvelle voie. Si l’IA représente un développement fantastique, elle doit être accompagnée et structurée. La question demeure : n’avons-nous pas déjà perdu cette bataille ?

L’Histoire nous enseigne que l’Homme apprend souvent à la suite de terribles erreurs ou de catastrophes. Espérons qu’il saura, cette fois, anticiper les démarches pour éviter le pire.

Comme dans la plupart des mutations technologiques, la société risque de se diviser entre une élite érudite et fortunée et des populations plus fragiles, dépourvues de revenus ou de connaissances spécifiques. C’est précisément là que les États doivent jouer leur rôle : protéger sans interdire, informer sans manipuler, former sans contraindre.

L’IA exige une attitude déterminée, consciente et une prise de responsabilité éclairée. Si la bonne combinaison est trouvée, elle constituera un pas de géant pour l’humanité.

Bel été, bonne lecture et plein succès dans vos démarches.

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    On entend souvent dire que ceux qui anticipent sont « ennuyeux », « craintifs » ou qu’ils perdent leur temps à planifier l’improbable. Pourtant, les crises récentes (géopolitiques, économiques, sanitaires) nous rappellent brutalement une vérité : l’impréparation et la naïveté coûtent bien plus cher que la prévoyance. Ironiquement, nous savons tous anticiper au quotidien. Qui part en montagne sans équipement par temps d’orage ? Qui ne contourne pas un embouteillage connu ? Alors pourquoi cette lucidité nous quitte-t-elle face à des enjeux stratégiques plus lointains ? Anticiper, ce n’est pas subir l’avenir, c’est se donner les moyens de le traverser avec sérénité. Dans l’entreprise, c’est une responsabilité majeure pour tout dirigeant ou manager. Il ne s’agit pas d’éliminer tous les risques — entreprendre, c’est en accepter — mais de les évaluer et de préparer des parades avant que la maison ne brûle. Quelques réflexes simples pour développer cette « gymnastique mentale » : ✅ Présenter toujours 2 ou 3 options, même si une seule est demandée. ✅ Garder des cartes en main pour les questions « hors cadre ». ✅ Anticiper les objections et préparer ses réponses. ✅ Observer les réactions (souvent instructives) de ses partenaires. ✅ Se préparer à l’impensable et aux changements de soutien interne. L’objectif n’est pas de tomber dans la paralysie par l’analyse ni de tuer la spontanéité. Il s’agit simplement de construire la résilience nécessaire pour agir avec confiance quand la tempête arrive.

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    L’intelligence artificielle s’est immiscée à bas bruit dans nos organisations, passant d’outils discrets à des assistants omniprésents. Si ses performances sont impressionnantes, son adoption rapide soulève un défi majeur : le fossé générationnel. D’un côté, les « AI natives » (Gen Z, Alpha) l’utilisent par instinct mais sans toujours en voir les limites. De l’autre, les générations expérimentées savent détecter les dérives, mais doivent apprendre la maîtrise technique. Le risque ? Attendre qu’un scandale financier ou une cyberattaque majeure nous réveille. La régulation peine à suivre, et la cacophonie normative laisse les entreprises seules face à leurs choix. Il ne s’agit plus de savoir si l’on doit intégrer l’IA, mais comment la gouverner intelligemment. Une stratégie résiliente et une formation adaptée ne sont plus des options, mais des impératifs de survie. Avancer est nécessaire, mais doit rester raisonné.

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    Parce que nos formations, même en Suisse, peinent encore à créer de vrais ponts entre management stratégique et réalité opérationnelle.

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    Ce constat ne vise pas à blâmer, mais à provoquer une prise de conscience : sortons les sujets techniques de la tour d’ivoire des experts pour en faire un enjeu de Conseil d’Administration.

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    Pourtant, c’est elle qui fait la différence. Pas dans les grands discours, mais dans les petits gestes : • Celui qui, en business class, ne pille pas le buffet mais en profite avec retenue.

    • Celle qui, bien rémunérée, laisse les objets à prix réduits aux collègues qui en ont vraiment besoin. • Celui qui, même s’il déteste l’opéra, décline les billets — pour les laisser à quelqu’un qui les attendait depuis des mois.

    • La personne qui libère sa place de parking — parce qu’elle n’est là qu’un jour par semaine, et que quelqu’un d’autre en a besoin tous les jours.

    Ces situations semblent anodines. Elles ne le sont pas. Elles révèlent un manque de considération, de savoir-vivre… et parfois, une indécence tranquille, masquée derrière un “j’ai le droit”. Oui, vous avez le droit. Mais la décence vous invite à vous demander : En ai-je vraiment besoin ? Est-ce que mon geste prive quelqu’un d’autre ? Suis-je plus grand(e) après cela ?

    Un vieil adage dit : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. » Aujourd’hui, on pourrait le reformuler : « Une petite concession vaut mieux qu’un grand droit. »

    Faire société, ce n’est pas juste respecter les règles — c’est les dépasser par la bienveillance. C’est choisir de ne pas tout prendre, même quand on peut tout avoir. C’est laisser de la place, du temps, de l’attention — à ceux qui en ont besoin. Cela demande un peu de courage. Et surtout… un peu d’humilité.

    Parce que le vrai luxe, ce n’est pas d’avoir tout, mais de savoir s’en passer — pour laisser aux autres une chance de vivre mieux.

  • L’IA : une révolution silencieuse, aux conséquences profondes

    L’IA ne fait pas de bruit… mais elle transforme tout. Elle s’inscrit dans nos sociétés, nos entreprises, nos vies — souvent sans qu’on s’en rende compte. Et pourtant, ses effets seront profonds : 🔹 Individus & société : elle redéfinit nos interactions, remplace des tâches, modifie les attentes. 🔹 Entreprises (secteurs 2e & 3e) : chaînes de production, logistique, emplois — tout est en mutation. 🔹 Formation : les systèmes éducatifs doivent anticiper les besoins de demain — ou risquent de laisser des générations sur le côté. 🔹 Transports & territoires : automatisation, télétravail, reconfiguration urbaine — le déplacement n’aura plus le même sens. La Suisse, dépendante de la recherche, de la formation et de la valeur ajoutée, ne peut pas se permettre d’attendre. Il faut : • Une feuille de route pragmatique • Des investissements massifs en formation continue • Un accompagnement inclusif — car tous ne peuvent pas se reconvertir de la même façon L’IA n’est pas une menace. C’est une transformation. Et comme toute transformation, elle exige préparation, vision… et solidarité.

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