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Articles, news et prochains evenements

Les mondes du Facility Management et des Espaces de travail sont, par définition, très mobiles et évolutifs.

Vous trouverez sur ces pages des articles techniques, des nouveautés, des bilans de participations à des congrès et conférences auxquels Spaceonmove a participé ainsi que des prises de position ou “billets d’humeur” qui devraient pouvoir vous donner un éclairage particulier dans ces deux domaines. Bonne lecture.

Quand l’approche trop détaillée finit par tuer l’idée

Nous avons tous été confrontés un jour ou l’autre à des collègues qui sont des experts en tout et qui prennent les détails pour des finalités.

Lorsque cela reste à une échelle « normale », cela est acceptable, voire amusant. Néanmoins cette volonté de tout contrôler et de tout maîtriser jusqu’au dernier détail peut devenir pathologique au risque de bloquer toute idée ou tout projet.

Lorsqu’on aborde un projet complexe par les détails, il est presque impossible de le démarrer, de le poursuivre ou pire, de le terminer. En effet, il y a toujours de très bonnes occasions – souvent très factuelles d’ailleurs – pour modifier un projet, le dénaturer voire le suspendre : il faut une force incroyable et une grande résilience pour forcer le destin et ramener le projet à son but initial et le réaliser.

Après avoir eu le « privilège » de constater cette situation à de nombreuses durant une carrière professionnelle, force est de constater que ce ne sont souvent pas les faits qui constituent des éléments bloquants, mais bien les personnes en charge du projet et parfois les sponsors eux-mêmes !

Il existe plusieurs catégories « d’empêcheurs de tourner en rond d’ailleurs ». En voici quelques exemples :

• Le méta-bloquant : tout est source de problème, tous les autres sont des incapables, il manque toujours des moyens et les délais sont irréalistes.

• Le compteur de petits pois dans la boite : aucune solution ne peut être envisagée sur le mode macro : tout doit être réglé, calculé, millimétré avant d’avoir commencé, faute de quoi cela ne peut pas fonctionner et aucune décision ne peut être prise.

• Le satisfait des disfonctionnements : sa source de vie est alimentée par les erreurs des autres et des systèmes : c’est presque jouissif pour lui, or cela lui permet simplement d’éviter sa propre crise existentielle.

• Le frustré : il ne voit que les problèmes, jamais les solutions. C’est le déclamateur de « oui, mais… », de « faut qu’on », « vous n’avez pas pensé à cela… », etc. : de grandes théories, rien de concret, jamais !

• L’envahisseur : il sait tout sur tout et sur tout le monde, estimant de son devoir de se positionner sur tout : il connait tellement de choses que les autres sont mauvais, voire non-essentiels

• Le faux-aidant : c’est celui qui est foncièrement honnête et positif, donne l’impression d’être actif, voire hyperactif, mais il est incapable de délivrer quelque chose par lui-même. Dit autrement : il donne le change, mais en réalité ne produit rien de concret.

Cette liste n’est (malheureusement) pas exhaustive. De plus, il faut même compter sur certaines personnes cochant plusieurs cases en même temps ! Ces personnes sont toxiques pour le projet et pour les personnes dédiées.

Il est vrai que les détails sont importants pour que la solution soit attractive, intuitive, à haute valeur ajoutée, mais il y a un moment pour tout et c’est là que le bât blesse souvent.

Il faut savoir prendre de l’altitude dans un projet, conserver la vue d’ensemble tout en étant très concret et pragmatique. Cet équilibre est difficile à trouver, mais c’est le rôle d’un bon coordinateur ou « facilitateur » de projet. Cela demande souvent beaucoup de tact et de résilience afin que la partition soit jouée correctement par tous les instrumentistes.

Enfin, il est souvent démontré que la composition des équipes projets n’est pas étudiée avec assez de soin : les responsables désignent souvent les personnes pour de mauvaises raisons. Lorsque cela est possible, le chef de projet, coordinateur ou « facilitateur » doit s’en ouvrir rapidement afin de corriger la situation.

Bon début d’été, bons projets, bonne lecture et à bientôt.

Billets récents

  • Les temps des démocraties et des dictatures

    Même s’il ne s’agit pas d’ajouter de la peur à l’anxiété, la situation géopolitique mondiale est pour le moins préoccupante : ce qui semblait acquis en démocratie est remis en cause par l’inconséquence, le mépris, l’arrogance et une forme de folie de certains dirigeants. Alors que l’écrasante majorité des peuples aspire à la tranquillité et à pouvoir vivre décemment, quelques pervers narcissiques en décident autrement. Pourquoi finalement est-ce si facile à ces va-t’en guerre de mettre leurs plans à exécution ? Le temps long ! Alors que les vraies démocraties vivent, par définition des adaptations, des changements, des remises en question et des élections ouvertes de manière permanentes, les dictatures tissent une forme de toile sur des années, voire des décennies. Ainsi et de manière très schématique et résumée, on peut dire que les démocraties connaissent le temps court, alors que les dictateurs jouent sur le temps long…

  • Le droit à l’erreur existe-t-il encore

    Alors que l’inclusion, la diversité et la pluralité sont prônées et déclamées avec force et slogans, le monde actuel devient de plus en plus intolérant face à l’erreur, à l’approximation et aux options : cherchez l’erreur… La binarité des solutions constitue certes une simplification voire une opportunité pour certains cerveaux de plus en plus « normés » et peu enclin à la réflexion, mais il devient détestable que cette approche du « oui ou non, mais surtout rien d’autre » soient portée aux nues. La tolérance commence par l’acceptation du droit à l’erreur, à l’approximation, aux choix. Il ne s’agit guère d’accepter tout et n’importe quoi, mais bien de disposer d’une marge d’appréciation qui est l’un des fondements de la vie en société. Or, il semble que le principe « qui n’est pas pour moi est (forcément) contre moi » devienne la règle. Les défis géopolitiques et les débats de société actuels en sont malheureusement les exemples les plus crasses. Un de mes anciens mentors m’avait expliqué un jour que pour faire juste, il fallait avoir fait faux et avoir appris de ses erreurs. Ce bon sens semble faire de plus en plus défaut dans le monde professionnel actuel. Le « you are fired » d’un certain ancien président américain fait réfléchir même si cela semble devenir la règle : pour un rien, on change, on élimine, on licencie.

  • Le mélange des responsabilités mène au chaos

    Une grande partie des entreprises veut maîtriser ses processus, la chaine d’approvisionnement et de prestations de bout en bout. Ce cercle vertueux comporte néanmoins des limites que beaucoup trop de sociétés franchissent allègrement.

    Avec tout le respect que l’on doit aux Hautes Directions, croire qu’elles sont capables de tout maîtriser et tout gérer, constitue une vue de l’esprit ou au pire, de l’inconscience.

    Tout d’abord, il faut savoir déléguer les opérations et prestations qui ne font pas partie du « core business » de l’entreprise : des spécialistes externes peuvent apporter une réelle valeur ajoutée dans ces domaines pour autant qu’ils soient gérés avec professionnalisme.

  • Le design est-il compatible avec le fonctionnel

    Le design, dans sa plus pure expression, peut-il être vraiment fonctionnel ? Poser la question, c’est y répondre, au moins en partie.

    Les designers ont pour principale mission d’exprimer leurs sentiments, des visions, de proposer des expériences au travers d’une forme d’art. A l’inverse, lorsque le design devient concept dans le domaine fonctionnel, cela devient beaucoup plus « délicat » même s’il existe des contre-exemples très connus notamment démontrés par nos amis Italiens : de célèbres automobiles, bateaux et certains mobiliers en sont les meilleurs témoins.

    Peut-on appliquer le même principe en matière d’aménagement intérieur ou dans le domaine de l’immobilier ?

  • L’art du compromis à la place de travail

    Nous constatons deux tendances totalement inverses dans le monde du travail : un retour au rigorisme pour certaines choses et/ou un laisser-faire presque inconvenant pour d’autres. Sont-ce les entreprises atteintes d’une forme de délire collectif ?

    Commençons par la première forme car le mode « binaire » semble (re)devenir la norme. Les marges de tolérance deviennent ténues pour ne pas dire inexistantes. Nous sommes parvenus au « juste ou faux » sans aucunes marges. Cela peut parfaitement s’expliquer ou se comprendre pour certains domaines, bien que le côté noir-blanc freine l’efficience et place le bon sens et le pragmatisme dans la marginalité.

    A l’inverse, le modèle participatif – avec tout ce que cela suppose – prend le dessus. Il faut inclure tout le monde pour décider, chercher à considérer tous les avis, même les plus minoritaires, sous peine de se faire accuser de dirigisme aigu. Cette crainte de décider (en argumentant bien évidemment) semble faire de plus en plus défaut chez des managers.

  • Quand l’emballage compte plus que le contenu

    Personne ne peut ignorer que nous vivons une période passionnante, tout au moins étonnante, à bien des égards. Que cela soit dans les domaines politiques, économiques ou même dans le privé et le relationnel.

    Nous sommes arrivés à un stade où la substance et les contenus ont été (très souvent) balayés au profit de la forme et de l’emballage. Le temps semble manquer à toutes et tous pour écouter, dialoguer, argumenter : une vidéo de 90 secondes sur les médias sociaux devient virale, les prises de position à l’emporte-pièce, les « punch line » et les « like » et les « dislike » font partie du quotidien de la majorité de la population. On peut apprécier ou pas, là n’est pas la question…

  • Place de travail : fossé générationnel ou culturel ?

    Un grand nombre d’entreprises du secteur tertiaire ou disposant de grands bureaux administratifs sont confrontées à un dilemme en matière d’espaces de travail. Faut-il s’adapter en fonction des exigences des nouvelles générations ou écouter les « vieux » ? Pour plaisanter, nous pourrions répondre « un peu des deux, mon général » !

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